(...)Le seul espace où le totalitarisme soviétique présentait un visage sans masque était le Goulag, où l’on était « en famille », où il n’était plus nécessaire de faire des manières.

Pendant soixante-dix ans, le Goulag a servi de laboratoire secret au régime soviétique, qui a pu ainsi y pratiquer des expériences sociopolitiques sur des millions de cobayes humains dans le but de créer une société idéale : garde-à-vous et pensée unique. C’est la raison pour laquelle la connaissance du Goulag est fondamentale pour l’étude du totalitarisme communiste. Là, pas un seul soviétologue n’y a fait un stage !

Je serais heureux si mon ouvrage pouvait aider les chercheurs dans le domaine de l’histoire du communisme « réel », qui a si profondément marqué le XXe siècle, celui des camps de concentration. A ce propos, je considère comme inutile de chercher à savoir lequel des totalitarismes, dans notre siècle, fut le plus barbare, dès lors que tous deux ont imposé la pensée unique et laissé des montagnes de cadavres...